Lundi 30 juillet à 21h30
Durée du concert : 2h
Direction musicale
Michel Plasson
Solistes
Diana Damrau*, soprano
Béatrice Uria-Monzon, mezzo-soprano
Orchestre National de France
Programme prévisionnel
Première partie
La Forza del Destino
Ouverture
Don Carlo
Air d’Eboli : « O don fatale »
I Capuleti e i Montecchi
Air de Giulietta : « O quante volte »
La Gioconda
Air de Laura : « Stella del marina »
I Puritani
Air d’Elvira : « Qui la voce… Vien diletto »
Semiramide
Ouverture
Linda di Chamounix
Air de Linda : « Ah, tardai troppo… O luce di quest anima »
La Favorita
Air de Leonora : « O, mio Fernando »
I Capuleti e i Montecchi
Duo Giulietta-Romeo : « Odi tu ?... Vieni, ah ! vieni »
Deuxième partie
La Damnation de Faust
Marche Hongroise
La Damnation de Faust
Air de Marguerite : « Amour, d’ardente flamme »
La Sonnambula
Air d’Amina : « Ah, non credea mirarti… Ah, non giunge »
Tosca
Air de Tosca : « Vissi d’arte, vissi d’amore »
Rigoletto
Air de Gilda : « Gualtier maldè… caro nome »
Le Corsaire
Ouverture
Les Troyens
Air de Didon : « Ah, je vais mourir »
Lucia di Lammermoor
Air de Lucia : « Regnava nel silenzio »
Lakmé
Duo Lakmé-Mallika : « Viens Mallika »
Le programme de ce concert lyrique au cours duquel se produiront deux grandes « dive » de notre temps, la soprano allemande Diana Damrau et la mezzo-soprano française Béatrice Uria-Monzon, sera essentiellement consacré à la musique italienne romantique du XIXe siècle, de Rossini à Verdi et Puccini et de Donizetti à Bellini. Il ne négligera pas pour autant la musique française de cette même époque dont on entendra quelques pages significatives signées Berlioz ou Delibes. Hommage au bel canto italien tel qu’il s’est déployé durant la première moitié du XIXe siècle avec un salut au maître en la matière, Rossini (ouverture de son opera-seria Semiramide). Suivra un florilège d’airs puisés au sein du répertoire lyrique de ce temps qu’illustrèrent brillamment Donizetti (Linda di Chamounix, La Favorita et Lucia di Lammermoor) et Bellini (duo Giulietta-Romeo de I Capuletti e I Montecchi, airs d’Elvira de I Puritani, et d’Amina de La Sonnambula). Plus tard, leurs émules eurent pour nom, Verdi, d’abord représenté par trois œuvres majeures (ouverture de La Forza del Destino, airs d’Eboli de Don Carlo et de Gilda de Rigoletto), puis Puccini (le « Vissi d’arte » de Tosca). Parallèlement, des compositeurs français, tels que Berlioz (avec l’ouverture du Corsaire, la Marche hongroise et l’air de Marguerite de La Damnation de Faust, ou celui de Didon des Troyens) ou Delibes (le célèbre duo Lakmé-Mallika de Lakmé) conférèrent au répertoire hexagonal toute son originalité. Ce sont des œuvres caractéristiques dans lesquelles s’illustrèrent (en les créant) les plus grandes cantatrices, tant italiennes que françaises, qui hantaient alors les scènes lyriques : Giulia et Giuditta Grisi, Giuditta Pasta, Rosine Stolz, Eugenia Tadolini, Hariclea Darclée ou Teresa Brambilla dont on a gardé le souvenir. Côté français, nous retrouvons Hortense Duflot-Maillard, Pauline Mailhac, Marie van Zandt ou Lison Frandin dont la mémoire est parfois moins vive, mais qui marquèrent durablement les rôles qu’elles incarnèrent. Les personnages que campèrent ces « dive » étaient si forts dramatiquement et musicalement que toutes les grandes cantatrices veulent encore les incarner ; pour le plus grand plaisir des « dilettanti » ou plus simplement des mélomanes…
Philippe Gut