Cathédrale Notre-Dame d'Orange

Rossini

Petite Messe Solennelle

en la

Vendredi 20 juillet à 21h30

Samedi 21 juillet à 21h30

Durée du concert : 1h20

 

Direction musicale Samuel Coquard

Solistes
Amel Brahim-Djelloul, soprano
Isabelle Druet*
, alto
Leonardo Cortellazzi*
, ténor
Nicolas Courjal
, basse

 

Chœur Asmara


* pour la première fois aux Chorégies

 

Parmi les nombreuses œuvres de musique religieuse que composa Rossini tout au long de sa carrière - la plupart étant des pages de circonstance - trois émergent pour leurs grandes qualités musicales et leur inspiration : la Messa di gloria, œuvre de jeunesse qui date de 1820 (Rossini a 28 ans) ; le Stabat Mater, composé dix ans plus tard et révisé en 1841, enfin la Petite Messe solennelle, œuvre de commande du comte Pillet-Will qui souhaitait l’offrir à son épouse et que le Cygne de Pesaro composa en sa retraite de Passy à Paris en 1863. Des trois œuvres, celle-ci est peut-être la plus originale sur le plan formel et peut apparaître comme le testament musical du compositeur. L’œuvre fut créée en 1864 dans l’hôtel particulier qu’habitait le commanditaire rue de Montcey à Paris en présence d’Ambroise Thomas, de Meyerbeer et d’Auber. C’est une messe écrite pour quatre solistes (soprano, alto, ténor et basse), un chœur mixte, deux pianos et un harmonium. Elle ne fut jouée qu’une fois du vivant de Rossini, qui toutefois, l’orchestra trois ans plus tard, un an et demi avant sa mort. Elle fut créée en public le 28 février 1869 et les deux versions (originale et avec orchestre) furent alors publiées simultanément.

C’est une des œuvres les plus achevées de Rossini, tant sur le plan de la forme extrêmement simple que de l’inspiration mélodique et de la maîtrise musicale. Cette messe est « petite » par les effectifs mobilisés et « solennelle » pour ses marches et ses tempi apaisés ; elle apparaît toute d’intériorité, pétrie d’une profonde ferveur, d’une grande délicatesse et de nuances infinies, sans aucun « forte », faisant dialoguer avec une grande subtilité les solistes et le chœur d’une part, les voix et les trois instruments d’autre part. Elle s’articule en deux parties de durées égales, chacune comprenant sept numéros qui ponctuent la messe de rite catholique. La première partie comprend successivement : le Kyrie-Christe, suivi des six moments du « Gloria » : Gloria, Gratias, Domine Deus, Qui tollis, Quoniam et Cum sancto spirito. La seconde partie débute par les trois moments du « Credo » : Credo, Crucifixus, Et resurrexit ; suivis d’une page purement instrumentale pour l’ « Offertoire » : Preludio religioso, un prélude et une fugue confiés aux pianos et à l’harmonium ; un Ritornello que joue l’harmonium constitue une sorte de prélude au court Sanctus qui suit ; la pièce suivante, O salutaris, est un ajout à la messe traditionnelle et l’œuvre s’achève sur un Agnus Dei au cours duquel l’alto dialogue avec le chœur sur un rythme de marche. Le tout prend fin sur une ample page vocale qui termine sur une note joyeuse et alerte confiée aux pianos.

Philippe Gut

 

 


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