Samedi 17 juillet à 21h45
Direction musicale Giovanni Antonini*
Solistes
Natalie Dessay, soprano
Juan Diego Florez, ténor*
Programme
Bellini
I Capuleti e i Montecchi
Ouverture
Air de Tebaldo : « E sebarta a questo acciaro… »
I Puritani
Air d’Elvira : « Qui la voce sua soave… »
Air d’Arturo : « A te, o cara… »
La Sonnambula
Air d’Amina : « Ah ! non credea mirarti… »
Norma
Ouverture
La Sonnambula
Duo Amina-Elvino : « Son geloso… »
DONIZETTI
L’Elisir d’amore
Duo Adina-Nemorino : « Una parola, O Adina… »
Don Pasquale
Ouverture
L’Elisir d’amore
Air de Nemorino : « Una furtiva lagrima… »
Lucia di Lammermoor
Air de Lucia : « Ardon gli incensi… »
La Fille du Régiment
Ouverture
Air de Tonio : « Ah, mes amis, quel jour de fête… »
Duo Marie-Tonio : « Quoi, vous m’aimez ?… »
Orchestre Philharmonique de Radio France
* Pour la première fois aux Chorégies
Vincenzo Bellini (1801-1835) et Gaetano Donizetti (1797-1848) sont avec Gioacchino Rossini les plus éminents représentants du belcanto italien de la première moitié du XIXe siècle. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter quelques pages célèbres extraites de leurs opéras qui ont perduré depuis leur création au répertoire. De Bellini, on entendra des pages tirées de quatre œuvres emblématiques. D’abord, après l’ouverture, l’air d’entrée de Tebaldo dans I Capuleti e i Montecchi (Les Capulets et les Montaigus, qui conte les amours malheureuses de Romeo et Giulietta - 1830). Suivront deux airs de l’ultime opéra de Bellini composé en 1835, I Puritani (Les Puritains, qui relatent la guerre entre les Puritains et les Stuart en 1649), celui d’Elvira, fille du puritain Gualtiero Walton, auquel répond celui de son fiancé Arturo Talbot. Puis, tirée de La Sonnambula (La Somnambule – 1831), une des pages les plus belles de tout le belcanto, l’air d’Amina, où l’héroïne pleure ses rêves enfuis. Auparavant, Elvino, le fiancé d’Amina, aura exprimé sa jalousie face à l’indifférence de celle-ci. Ces deux airs encadreront l’ouverture de Norma (1831).
Compositeur prolixe, Donizetti a écrit dans des genres très différents. On écoutera, puisées dans un répertoire aussi abondant qu’inégal, des pages d’opéras qui n’ont jamais quitté l’affiche. Le registre ici en est plus gai, si l’on excepte le grand air de Lucia di Lammermoor, puisqu’il s’agit de pages extraites d’opéras bouffes particulièrement bien tournées. Outre l’ouverture de Don Pasquale, on goûtera le plaisant duo entre Adina et Nemorino, l’ émouvant air de Nemorino, Una furtiva lagrima, et, tirés de La Fille du Régiment, l’ouverture suivie de l’air de Tonio et du duo entre Marie et Tonio. De beaux exemples de l’ « agilità » du compositeur et de sa verve musicale auxquelles doivent répondre celles des interprètes.
Philippe Gut